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dimanche 19 juin 2016

De la société automatique à la société de création / From the automatic society to the creative society


Digital technologies and artificial intelligence robotize and automate an ever increasing number of tasks. The result is not only the risk of massive unemployment, but also a deshumanization of the society. This evolution, which aims at maximizing the profits, destroys the human society. The  automatic society immerses each person in a world of machines unable to understand his specific needs. It supplies standard products, which are duplicated all around the world. It suppresses not only the possibility to work, but also the faculty of thinking and dreaming. The transformation to be accomplished now consists in a deautomatization of the society in order to restore the ability to act, to think and to dream in an independent way. Within the creative society, knowledge and intangibles become predominant. The nature of work is transformed, from endured to chosen. Rather than being automatized and energy intensive, industrial or agricultural production is preferably operated at a smaller scale, in a creative and diversified way.  Creation is deployed in every sector of activity. Everybody is involved in the co-creation of new organisational practices in order to make life easier and more beautiful. Technology remains present but is unobtrusive. Its inspiration is often biomimetic. Each object is designed in order to become a source of beauty and inspiration. Enlighned by spirit and consciousness, creativity is not only a form of virtuosity but becomes a source of meaning, harmony and beauty

Les technologies numériques et l’intelligence artificielle robotisent et automatisent un nombre de tâches sans cesse croissant. Il en résulte non seulement une augmentation accélérée du chômage, mais aussi une déshumanisation de la société. Cette évolution, qui vise à maximiser les profits, détruit la société humaine. La société automatique plonge l’individu dans un monde de machines incapables de comprendre ses besoins spécifiques. Elle lui fournit des produits standardisés, dupliqués d’un bout à l’autre de la planète. Elle lui enlève non seulement son travail, mais aussi la faculté de penser et de rêver. Le retournement à accomplir consiste donc à désautomatiser la société par une « redistribution massive du temps de songer ». Les activités de production étant de plus en plus déléguées à des machines, une société de création peut se déployer. Dans une telle société, le savoir et les biens immatériels prennent une place prédominante. La nature du travail évolue, passant d’un travail subi à un travail voulu. Au lieu d'être automatisée et intensive en ressources ainsi qu'en énergie, la production est menée à petite échelle, de façon créative et diversifiée. La création investit les domaines les plus variés de l’alimentation, de la confection de vêtements ou d’objets. Elle invente de nouvelles pratiques agricoles, telles que la permaculture ou commerciales, pour aider l’usager à utiliser intelligemment les produits ou équipements auxquels il fait appel. Elle rétablit des relations personnelles au sein des administrations, des entreprises ou des villes. Chacun est invité à co-créer de nouveaux modes d’organisation pour rendre la vie plus belle et plus agréable. Le rôle de la créativité ne consiste pas seulement à alimenter le marché en innovations technologiques., mais représente également une voie de progression dans les domaines spirituel, culturel, artistique et scientifique.  

  La création permet de renouer avec la beauté présente dans l’univers. L’art retrouve une place dans toutes les activités humaines et regagne sa vocation spirituelle. Le retournement du regard vise à libérer la beauté, en lui rendant son caractère intemporel. L’art contribue alors à transformer la personnalité et les mentalités, en guidant vers une intériorité plus profonde et en créant un monde plus harmonieux. Chaque personne est appelée à concevoir sa vie comme une œuvre d’art.  La beauté n’est pas le seul apanage de l’art. Elle émane d’abord de la nature, qui est aménagée de manière à susciter la paix et le recueillement. Elle s’exprime également dans l’aménagement urbain. La ville, par sa disposition, ses proportions et son aménagement, est conçue de façon à créer un sentiment d’harmonie, en symbiose avec la nature. Rejetant l’affirmation de puissance, qui motive l’édification de tours toujours plus hautes, elle reste à une échelle humaine. Elle offre aux citadins des espaces de calme et de ressourcement. Chacun de ses habitants contribue à son aménagement à travers ses propositions, ses idées et son action.
  La technique est partout présente, mais reste discrète. Elle est le plus souvent d’inspiration biomimétique. Les objets s’intègrent ainsi dans la nature environnante. Leurs formes prolongent celles qui appartiennent au monde végétal et animal. Ressemblant à des galets, des coquillages, des fleurs ou des oiseaux, les objets contribuent au sentiment de beauté. La diversité des conceptions et des décorations reflète la pluralité des cultures et des idées. L’objet artisanal, réalisé par la main humaine, retrouve sa place comme source de beauté et d’inspiration ainsi que sa valeur symbolique.
  Éclairée par la conscience, la créativité est conçue, non plus seulement comme une forme de virtuosité intellectuelle, mais comme une source d’harmonie et de beauté. La création, devient une voie d’accomplissement personnel et collectif, porteuse de sens.

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